Interview de David Hallyday

Publié le par 100% David

Cette article provient du site Alsapresse 


David Hallyday, rocker décomplexé

Hallyday : un nom que l'on connaît. En dix-huit ans de carrière, David s'est fait un prénom. Son nouvel album, « Satellite », le remet sur orbite.



“ Votre huitième album, « Satellite », sorti en septembre, est beaucoup plus rock que les précédents. Est-ce, à 38 ans, celui de la maturité ? ”

Satellite me correspond effectivement mieux. C'est l'album de la maturité dans le sens où je n'ai fait aucune concession. Je n'ai plus envie de me prostituer dans des émissions de télé, où je n'ai pas envie d'aller. Satellite, c'est aussi le disque de la liberté retrouvée, celui d'un retour aux sources, influencé par la musique des années 70, avec laquelle j'ai grandi : les Clash, les Rolling Stones, Pink Floyd.

“ Pour cette renaissance rock, vous vous êtes entouré de musiciens talentueux et vous avez confié la réalisation de « Satellite » à Paul Reeve, qui travaille notamment avec Muse, recréant l'esprit de groupe de vos débuts lorsque vous chantiez avec Blind Fish et Novocaïne… ”

J'avais envie de travailler avec Paul Reeve, qui est installé à Londres. J'ai choisi l'Angleterre plutôt que les États-Unis pour être plus près de mes enfants. Paul m'a présenté le bassiste Steve Fishman, qui collabore avec Paul McCartney et Ron Roesing, qui lui bossait avec les Smashing Pumpkins. Nous avons joué ensemble comme si nous étions une bande de vieux copains. Une version en anglais de Satellite sortira en 2005.

“ Vous retrouvez aussi la scène, puisque vous êtes en tournée depuis la mi-novembre en France. ”

Remonter sur scène, je n'attendais que cela. J'ai écrit Satellite en pensant à la scène, où l'album prend toute son ampleur. Pour cette tournée, je voulais associer l'image et le son. Des animations avec des écrans géants rythment le spectacle. Il faut être en forme pour venir à un de mes concerts ! Dans les salles, que j'ai volontairement choisies plutôt intimes, je retrouve mes fans de la première heure, mais aussi un nouveau public. J'en suis ravi. Je repartirai sur les routes de France en 2005, pour participer notamment à des festivals.

“ Vous sentez-vous enfin reconnu pour celui que vous êtes vraiment et non plus uniquement parce que vous êtes le fils de… ? ”

Depuis cinq ans, je me suis libéré. Je me sens mieux dans ma peau. Avant, j'appréhendais les interviews. Je n'étais pas très à l'aise parce que l'on ne parlait jamais vraiment de moi, toujours de mes parents. La presse a donné une mauvaise image de moi. Je suis avant tout un musicien. Chez moi, la musique est innée. Jouer d'un instrument a toujours été quelque chose de très naturel depuis l'âge de sept ans. Aujourd'hui, je suis beaucoup moins stressé et j'ai appris à avoir beaucoup plus confiance en moi.

“ Le sport automobile est votre deuxième passion. Vous avez été champion de France Grand Tourisme en 2001, vous avez couru les 24 Heures du Mans, et vous possédez votre écurie, Racing Force One, avec Philippe Alliot. Que pensez-vous de l'Alsacien Sébastien Loeb, qui vient d'être sacré champion du monde des rallyes ? ”

Je suis vraiment heureux qu'un Français ait gagné dans cette catégorie. C'est peut-être quelque chose que l'on ne reverra plus, parce que les écuries françaises se désengagent petit à petit des rallyes. Je n'ai pas encore rencontré Sébastien Loeb, mais s'il veut venir le 18 décembre, il est le bienvenu !

Propos recueillis par Stéphanie Freedman

Le 13/12/04

Publié dans Divers

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