La belgique résonne au son de David Hallyday

Publié le par 100% David

Voici un résumé de la soirée du 01/12 où toute la Belgique a résonné au son de David Hallyday !


Quelque 500 spectateurs avaient rallié l'Ancienne Belgique de bonne grâce, l'autre soir, pour assister à la seule date belge de David Hallyday. Les organisateurs avaient tendu les murs de rideaux rouges parsemés de petites lampes. Avec l'éclairage à dominante rouge de la scène et les pieds de micros figurant des rampes de lancement lumineuses, ce décor se prêtait particulièrement bien à l'ambiance de la tournée Satellite.

Venu présenter son huitième album chez Ardisson il y a quelques semaines, David Hallyday s'était préparé à disserter sur les profondeurs torturées et apocalyptiques des miroirs de ce Satellite, sorties tout droit des méandres de l'imagination du producteur Paul Reeve. Quelle ne fut pas sa déception lorsque le célèbre animateur du PAF lui ressassa les rengaines habituelles liées à ses illustres géniteurs et à son ex-femme. Tel est, en fin de compte, le paradoxe de David Hallyday. A le voir bondir sur scène, on se dit que le capital de sympathie indéniable dont il jouit auprès de son public provient incontestablement de ses attaches françaises, mais le chanteur élevé en Californie aux sons de Rush, Led Zeppelin et Pink Floyd a mis des années avant de pouvoir traduire avec tant de force - trop? - le retour aux sources qu'il exprime sur scène au milieu de son groupe rock pur jus.

Au pied de la colonne de baffles de l'AB, il s'agit tout d'abord de percevoir la voix derrière le mur de guitares tonitruantes. Après le premier titre et quelques réglages, David s'est mis en voix, le public est chaud et nous voilà enfin "prêts à quitter la Terre" à bord de ce vaisseau bigrement efficace, dans lequel ont également pris place le guitariste Robin Elton, le bassiste Steve Fishman, le batteur Tam Johnstone, un claviériste et Paul Reeve himself, qui batifole au milieu de plusieurs instruments. Pendant près de deux heures, l'équipage égrène méticuleusement le tracklist du dernier album, en s'accordant toutefois quelques incursions dans le passé, avec notamment High, Ange étrange, Tu ne m'as pas laissé le temps, et Sang pour sang (composé pour son pater). Entre des morceaux qui rappellent Rage Against The Machine, on croirait parfois reconnaître une ballade d'Indochine. David Hallyday est un homme-orchestre: il chante, gratte la guitare, joue du clavier, et bien sûr de la batterie - il rappelle que c'est à la batterie qu'il a fait ses premières armes dans les Weekenders, "un groupe de potes".

A bientôt 40 ans, David Hallyday a résolument cessé de faire des compromis. Pour le public francophone, qui attendait peut-être encore le fils de Johnny à la Star Academy, après avoir longtemps tenté de le momifier dans un costume trop étriqué de chanteur de variétés, la pilule sera dure à avaler. Mais si la liberté de cet artiste à la sensibilité exacerbée est à ce prix, qui s'en plaindra ?

L'album Satellite doit aussi sortir en anglais sous le nom de groupe Nova 6.

PhD

article provenant du site GoForMusic.

Publié dans Concerts

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